Hôtel de Nice

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La parcelle du projet est située à l’angle de deux espaces publics historiques majeurs : le cours de Verdun et la place Carnot. Le « Cours du Midi », cours de Verdun actuel, dont le tracé a été imaginé par Antoine Michel Perrache en 1770, relie le Rhône à la Saône. Le plan est modifié en 1853 par le raccordement entre les voies ferrées Paris-Lyon et Lyon-Méditerranée qui coupe la presqu’île à la hauteur du cours de Verdun.

 

La place Louis XVII, Place Carnot actuelle, vient border au sud le cours de Verdun. Dans la tradition lyonnaise, celles-ci présentent des percements réguliers selon les étages qui confèrent à la place rigueur et noblesse. La parcelle du projet s’ouvre à l’ouest sur la place, offre des vues sur la colline de Fourvière et bénéficie des soleils couchants.

 

La parcelle du projet est directement liée au dessin du cours de Verdun et de la place Carnot. L’hôtel de Nice y a été construit en 1863.
Par la suite, la construction du centre d’échange Perrache en 1976 par René Gages, a profondément modifié les lieux.

 

Le projet prend alors le parti de préserver l’homogénéité architecturale de cet ensemble urbain, en proposant un édifice s’inscrivant dans la continuité des bâtiments existants.

 

Les façades projetées sont de mêmes hauteurs et de mêmes registres que les façades existantes. Marquées par un bandeau au rez-de-chaussée et une corniche au niveau du couronnement, les façades présentent trois registres différents : le soubassement à rez-de-chaussée, le corps principal et le couronnement. Le rez-de-chaussée est caractérisé par la dimension verticale des ouvertures et réinterprète ici les soubassements Lyonnais en pierre de Villebois. Le couronnement traditionnellement, composé de lucarnes en saillie, présente ici des volumes en creux.

 

La composition des façades contribue également à garantir l’homogénéité de l’ilot. Selon les règles de composition caractéristiques de l’architecture classique, le rythme des percements est régulier et les proportions des baies verticales.

 

Les fenêtres sur la place Carnot et le cours de Verdun comportent un double fenêtrage inspiré de l’architecture classique. Ce dispositif présente le double avantage d’assurer un confort acoustique et thermique aux logements.

 

Composé d’un simple vitrage à l’extérieur et d’un double vitrage à l’intérieur, la double fenêtre ménage un espace étanche, non chauffé, facilement appropriable par les habitants. Des stores toiles intérieur assurent l’occultation.

 

Ce dispositif qui permet de vitrer près de 50% la façade en assurant un bon confort thermique, crée une façade épaisse en fabriquant entre chaque baie des bibliothèques dans les salons ou des placards de rangement dans les chambres.

 

Au rez-de-chaussée, un large passage reliant la porte d’entrée à la cour intérieure est créé. Cet espace non chauffé à l’image « des allées cochères », donne une autre dimension à l’entrée de l’immeuble. On y trouve les boites aux lettres et l’accès aux circulations verticales.
L’escalier d’accès aux étages largement dimensionné est alors éclairé par des fenêtres ovales et coiffé d’une verrière.

 

Ce petit immeuble, par ses dimensions, ses proportions et son écriture, tente de réinterpréter les thèmes de l’immeuble de rapport dans l’usage et le confort que l’on peut apporter aujourd’hui aux habitants.

Lieu
Lyon (69)
Date
2013 - 2018
Programme
22 logements collectifs
Surface
1 636 m² SDP
Montant des travaux
2 300 000 €HT
Maître d'ouvrage
HMF - 3F