Centre funéraire – Colline de Montmartre

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Plus que jamais l’émergence d’un parti aura été liée à la rencontre d’un sujet et d’un site particulièrement riches l’un et l’autre de spécificités et de complexités. Le croisement entre les caractéristiques du territoire et les exigences du programme assignaient à la conception un certain nombre de contraintes qui ont été considérées comme facteur de développement du projet.

 

La réflexion sur un tel sujet ne peut se limiter à la seule considération de l’espace du lieu et à sa future structuration. Un centre funéraire, un cimetière font partie des lieux qui servent d’ancrage à une population par la douleur et l’émotion qui s’y attachent. En tant que partie d’un quartier, acteur du développement urbain, le projet doit se nourrir des éléments indispensables à son enracinement, son intégration morphologique, en s’évertuant à ne pas négliger son environnement et le paysage auquel il participe : la topographie, la végétation existante, les accès, l’orientation, etc.

 

A l’échelle de l’architecture, la charge symbolique accompagnant les prescriptions techniques appelle à la dignité et au respect à travers une sobriété des espaces à la fois solennels et réconfortants ; plus qu’ailleurs, le sujet questionne le rapport entre vide et plein, intimité et ouverture, ombres et clairs, pesanteur de la matière et immatérialité de la lumière, dont l’étroit concours est la plus belle définition de l’architecture.

 

PLUS PRES DU CIEL

 

Le site est caractérisé par sa topographie et son rapport au paysage lointain. Dans la ville dite « aux sept collines », il semble que la coutume soit de rapprocher les morts du ciel. En effet quatre d’entre elles se voient dotées à leur sommet d’un cimetière : Montaud, Le Crêt de Roc, Montmartre, et la colline de Valbenoite.

 

Tutoyant le ciel, le site apparaît comme le point d’orgue en « proue » du développement du cimetière. Au-delà, le terrain plonge avant de rejoindre le cheminement piéton de la voie verte.

 

Il domine la ville en offrant un panorama allant des terrils du nord jusqu’aux monts environnants à l’est. En plus des vues, cette logique topographique génère une influence sur le tracé des rues, sur la forme des espaces bâtis et non bâtis, le parcellaire, et d’une manière générale l’organisation urbaine matérielle faite de tracés, contours, mur, murets… questionnant la notion de limites.

 

LA PART DU VIVANT

 

Le site appartient à une colline paysagée : le cimetière, le parc de la Cotonne, la lisière paysagère avec la voie verte, les coteaux et jardins ouvriers. La végétation y est très présente, et les parcelles sont devenues le refuge de toutes sortes d’espèces et d’essences.

 

Ainsi l’analyse des lieux nous en livre les clés : la pente, les murs, les vues, la végétation, autant d’éléments majeurs engageant les choix du projet.

Lieu
Saint-Etienne (42)
Date
2012
Programme
Centre Funéraire
Surface
2 409 m² SDP
Montant des travaux
6 125 000 €HT
Maître d'ouvrage
Ville de Saint-Etienne